TABLE - Table dite de l'abdication
Mobilier National Collections

TABLE - Table dite de l'abdication

JACOB père et fils : Georges I et François-Honoré, entre 1803 et 1813 (est. "Jacob D. / R. Meslée" )

CC0 — Public Domain
Mobilier National Collections

Socle rectangulaire à face évidée, quatre colonnes tournées, base sculptée culots et palmettes chapiteaux feuilles d'eau, reliées par une traverse de côté à fond creux coupée par un montant vertical chantourné sculpté fait d'un culot acanthes à la base, le centre cercle évidé à étoile centrale, le dessus en culots feuilles d'eau. Ceinture carrée à fond creux à appliques de rinceaux à volutes coeur de rosaces posées sur les côtés sur deux consoles en doucine entre les deux pieds, moulures corniche et dessus à moulures saillantes qui paraît mobile mais commandé par le tiroir de la ceinture à clé trèfle. Dessus en marqueterie de pierres représentant une coupe où viennent s'abreuver quatre colombes sur fond noir (sur le modèle des colombes ou pigeons du Capitole). Bordure noire à dessins géométriques sur fond blanc. Ces pierres peintes et gravées en petits carreaux imitant une très fine mosaïque. Evolution : 1974: Rechampi or blanc. 2021 : vu en bois peint gris, rechampi argent. Historique D'un ensemble comprenant deux méridiennes (GMT 18589/1 et 2), quatre fauteuils gondole (GMT 18590/1 à 4), deux chaises à dossier en lyre (GMT 18591/1 et 2), un bureau (GME 12320), deux consoles utilisées comme jardinières (GME 12321/1 et 2) et une table (GME 12322) exécuté en 1805-1806 par la société « Jacob Desmalter et Cie », association de François-Honoré-Georges Jacob, dit Jacob-Desmalter (1770-1841), et de son père Georges (I) Jacob (1739-1814), menuisiers-ébénistes, pour le boudoir d'argent de Caroline Murat au palais de l'Elysée. Table dite "de l'abdication", car Napoléon Ier est censé avoir signé sur une table du boudoir d'argent de l'Elysée l'acte d'abdication du 22 juin 1815 ainsi conçu : "Déclaration au peuple français. Français ! en commençant la guerre pour soutenir l'indépendance nationale, je comptais sur la réunion de tous les efforts, de toutes les volontés, et le concours de toutes les autorités nationales. J'étais fondé à en espérer le succès, et j'avais bravé toutes les déclarations des puissances contre moi. Les circonstances paraissent changées. Je m'offre en sacrifice à la haine des ennemis de la France. Puissent-ils être sincères dans leurs déclarations, et n'en avoir jamais voulu qu'à ma personne ! Ma vie politique est terminée, et je proclame mon fils sous le titre de Napoléon 2, Empereur des Français. Les ministres actuels formeront provisoirement le conseil de gouvernement. L'intérêt que je porte à mon fils m'engage à inviter les chambres à organiser sans délai la régence par une loi. Unissez-vous tous pour le salut public et pour rester une nation indépendante. Au palais de l'Élysée, le 22 juin 1815. Napoléon" Versement de la présidence de la République, palais de l'Elysée, 55 rue du Faubourg-Saint-Honoré, Paris 8e arr., au Mobilier national, le 14 juin 1955 : "1 table d° [bois peint réchampi]. Dessus marqueterie" (Mob. nat., registre d'inventaire des meubles de menuiserie et d'ébénisterie, vol. 5, p. 258, GMT 12322). Dépôt depuis 1955 à la présidence de la République, palais de l'Elysée (dépôt n° 36 du 20 mars 1956, puis n° 15 du 19 février 1963) : rez-de-chaussée, boudoir d'argent.

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